Dénonciation de l'Accord : Notre droit de réponse aux accusations

Rédigé le 26/06/2026


Grille de rémunération des IEG : ne pas confondre communication patronale et progrès social

Contexte

L’Alliance CFE UNSA Énergies accuse la CGT et FO d’avoir « retiré » des mesures aux salariés en faisant valoir leur droit d’opposition à l’accord sur la modernisation de la grille de rémunération des IEG.

Cette présentation est volontairement simpliste. Elle vise à faire croire qu’un mauvais accord deviendrait acceptable parce qu’il contient quelques mesures ponctuelles. Pour la CGT, un accord de branche sur la rémunération ne peut pas être jugé uniquement à la ligne, mesure par mesure. Il doit être apprécié dans son ensemble : ses effets immédiats, ses conséquences à long terme, et surtout ce qu’il ouvre comme possibilités aux employeurs pour demain.

L’accord présenté comme une avancée ne répondait pas à l’enjeu principal : la perte de pouvoir d’achat des salariés des IEG et l’affaiblissement progressif de la grille statutaire.

Oui, certaines mesures pouvaient sembler positives prises isolément : astreinte, salaires, ancienneté, planchers, plafonds. Mais ces éléments ne compensaient pas les insuffisances majeures du texte.

La question centrale est simple : cet accord renforçait-il durablement le Statut national et la grille de rémunération, ou accompagnait-il leur affaiblissement sous couvert de modernisation ?

Pour la CGT, la réponse est claire : cet accord n’était pas à la hauteur.

Conséquences pour vous

Faire croire que les salariés « perdent tout » à cause de la CGT et de FO, c’est oublier une réalité essentielle : les employeurs avaient les moyens de proposer mieux.

Les salariés des IEG subissent l’inflation, l’augmentation de la charge de travail, les difficultés de recrutement, les tensions sur les métiers, les contraintes d’astreinte et une perte d’attractivité de la branche. Dans ce contexte, une revalorisation limitée à 1,8 % étalée sur 3 ans ne répond pas au décrochage réel des rémunérations.

Quant aux mesures de carrière, elles ne doivent pas masquer l’essentiel : sans revalorisation forte et pérenne de la grille, sans garanties collectives solides, les salariés restent exposés à une individualisation croissante des rémunérations et à un affaiblissement du Statut.

Notre position

La CGT n’a pas refusé des avancées par principe. La CGT a refusé un accord insuffisant, déséquilibré et dangereux pour l’avenir de la branche.

S’opposer à un accord, ce n’est pas « retirer » des droits aux salariés. C’est refuser de cautionner un texte qui ne répond pas aux besoins réels et qui risque de verrouiller les négociations à un niveau trop bas.

La responsabilité première appartient aux employeurs : ce sont eux qui ont choisi de ne pas mettre sur la table une revalorisation sérieuse de la grille. Ce sont eux qui refusent de reconnaître pleinement l’engagement, les qualifications et les contraintes des agents.

La CGT assume de ne pas signer un accord qui ne permet pas de reconquérir durablement du pouvoir d’achat.

La CGT revendique :

  • une revalorisation générale de la grille à la hauteur de l’inflation et des pertes accumulées ;

  • une véritable reconnaissance des qualifications, de l’expérience et de l’ancienneté ;

  • une amélioration des rémunérations d’astreinte et des sujétions ;

  • des garanties collectives pour tous les salariés, et non des mesures insuffisantes ou partielles ;

  • le maintien et le renforcement du Statut national des IEG ;

  • une négociation loyale, avec des moyens financiers à la hauteur des besoins de la branche.

 

La CGT ne se bat pas pour commenter les miettes laissées par les employeurs. Elle se bat pour gagner de véritables augmentations de salaire, pour défendre la grille, pour renforcer le Statut et pour garantir des droits collectifs durables.

Ce que certains appellent une « occasion manquée », nous l’appelons une exigence de sérieux.

Les salariés des IEG méritent mieux qu’un accord insuffisant. Ils méritent une vraie reconnaissance salariale, statutaire et professionnelle.

La CGT continuera à porter cette exigence, avec les salariés, dans les négociations comme dans le rapport de force.