Du 24 novembre au 16 décembre 1995,
Les cheminots se sont mobilisés pour une grève historique de vingt-quatre jours qui reste gravée dans la mémoire collective.
Analyse
La grève a été possible après une longue traversée du désert.
Après la déception, la colère, l'amertume, c'est le refus qui l'a emporté. Une grève peut être
victorieuse.
Aucun gouvernement, aussi arrogant et intransigeant soit-il, ne peut garder intact ses projets si les salariés décident qu'il doit en être autrement.
La pratique démocratique est incontournable. Elle n'est cependant pas spontanée et nécessite des syndicats forts pour la faire vivre.
Cette démarche a pris d'autant plus de force au fur et à mesure que la CGT se renforçait et élargissait son influence électorale. Elle y a gagné en lucidité, en maturité, en compréhension sur les enjeux en cause, en détermination et en cohésion.



